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 Mathilde doit être relaxée !

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Nicolas



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MessageSujet: Mathilde doit être relaxée !   Mar 1 Avr - 17:49

La répression des personnes s'étant mobilisées contre la loi LRU continue.
l'État, la police, la justice veulent mettre au pas tout individu qui se
mobilise contre les politiques renforçant la précarité, la misère, la xénophobie.
Mardi 13 Novembre, vers 20 heures 30, suite à une manifestation dans l'après-midi, Mathilde Barthélemy a été arrêtée avec Antoine Bureau par les policiers de la Brigade anti-criminalité (BAC). Deux policiers déguisés en civil, sans brassard ni autre signe distinctif, les ont appréhendés violemment dans la rue alors qu'ils montaient dans le véhicule d'Antoine.
Pendant qu'un des policiers menottait Antoine, une autre notifiait à Mathilde de ne pas bouger. Antoine a tenté à ce moment de signaler de vive voix aux passants son arrestation avant d'être étranglé, aveuglé et insulté par le policier. Pendant ces quelques secondes, Mathilde a souhaité elle aussi signaler cette interpellation en disant: « À l'arrestation! » La policière a rétorqué: «Ta gueule salope!», elle l'a giflée, étranglée puis ceinturée pour la menotter
sur la voiture de police. Des étudiants alertés sont arrivés sur les lieux des interpellations en criant « Police partout! Justice nulle part! ».
Antoine est sorti de la voiture tiré par son écharpe, le policier le projetant contre le chambranle de la porte d'entrée du commissariat en lui disant: « T'es con, c'est tout neuf ! » Ensuite, il a été obligé de traverser le couloir entre les policiers en tenue anti-émeute qui lançaient à leur collègue: « Il n'est pas assez abîmé » Derrière leur casque ils lancent un « Libérez nos camarades » en rigolant et en frappant sur leur bouclier avec leur matraque. Celui qui le traîne dit aux autres qu'il pue. Un gradé en cravate renchérit: « Qui pue à
l'extérieur pue à l'intérieur. »Dehors, six cars de CRS stationnent. Ils
''maintiendront l'ordre'' lors d'un rassemblement de solidarité quelques minutes plus tard. Mathilde, est arrivée peu de temps après Antoine au poste. Elle est sortie de la voiture et poussée en
avant par la policière de la BAC qui lui disait: « T'avais qu'à pas l'ouvrir ».
Les policiers en tenue anti-émeute qui se tenaient devant l'entrée du commissariat ont lancé à son passage « Reste mignonne ». Elle est entrée, remarquant au passage Antoine qui était humilié verbalement dans la salle d'alcootest. La policière l'a entraînée jusqu'à une cellule d'isolement pour la faire déshabiller et procéder à une fouille. Une fois cela fait, elle l'a mise en cellule de garde-à-vue.
A ce jour Antoine Bureau n'est pas poursuivi dans la mesure où la police n'a pas pu prouver qu'il était responsable de la chute d'un policier lors de la manifestation qui a eu lieu dans l'après midi, bien que les enquêteurs firent appel à la brigade scientifique pour arriver à leurs fins. Par contre Mathilde Barthélemy est poursuivie pour rébellion. Elle est convoquée au tribunal de Tours le 9 avril 2008 à 9 h.
Mathilde doit être relaxée ! Elle n'a fait que soutenir un camarade que les policiers voulaient arrêter. Elle a subi des humiliations et des violences policières.
La police n'a pas le droit d'interdire toute publicité lorsqu'elle agit ; elle n'a pas le droit d'empêcher quiconque de photographier ses interventions ; elle n'a pas le droit de refouler des personnes pour qu'elle puisse agir dans l'ombre sur la voie publique ; elle n'a pas le droit d'empêcher d'alerter lorsqu'une arrestation est en cours ; elle n'a pas le droit de taper, d'humilier des personnes arrêtées et retenues dans un commissariat. Bien souvent, pour couper
court à toutes poursuites à leur encontre, les policiers accusent leurs victimes de les avoir outragés ou de s'être rebellées.
Nous appelons à un rassemblement pour soutenir notre camarade, dénoncer les méthodes policières et la criminalisation des mouvements sociaux le 9 avril à 8 h 30 devant le Palais de Justice de Tours.

La Commission anti-répression de Tours
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Nicolas



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MessageSujet: Re: Mathilde doit être relaxée !   Lun 21 Avr - 0:07

Citation :
COMMUNIQUE DE PRESSE-PROCÈS DE MATHILDE-RENDU LE 28 MAI

Mercredi 9 avril 2008 au Palais de Justice de Tours s’est tenu le procès de Mathilde Barthelemy, arrêtée pendant le mouvement contre la loi LRU à Tours alors qu’elle tentait d’avertir les passants et étudiants proches de l’arrestation d’un camarade, Antoine. La répression des personnes contestataires d’un État tout puissant et d’une politique renforçant la précarité, la misère et la xénophobie continue.

Avant l’audience, à la demande du procureur, la police a annoncé aux personnes venues soutenir Mathilde que seulement 12 personnes pourraient entrer dans le tribunal. Face à cette entrave au droit de chacun d’assister à des audiences publiques, l’avocate de Mathilde est allée chercher le bâtonnier de l’ordre des avocats pour protester contre cette mesure. L’avocate a également refusé de plaider tant que les personnes venues en soutien ne pourraient pas assister au procès. Au final, tout le monde est entré au moment où Mathilde allait à la barre, en tout, une bonne cinquantaine de personnes, sous l’œil noir des policiers.

Face à une justice partiale, et ne laissant aucune place à la présomption d’innocence, Mathilde a maintenu sa position, refusant de se soumettre à de quelconques « aveux », considérant que son droit à faire connaître l’arrestation de quelqu’un avait été bafoué. Et à la question « Pourquoi un officier de police mentirait ? », elle ne peut qu’invoquer la multiplication des accusations d’outrage et de rébellion, qui profite à qui l’on sait…

Le procès va beaucoup tourner autour du cas d’Antoine, et à tel point que tous, militants présents, avocats et Mathilde se demandent de quel procès il s’agit. La procureure évoque d’ailleurs le fait que le dossier d’Antoine est toujours bien au chaud au parquet.

Le réquisitoire de l’avocat des parties civiles (de la policière plaignante) a été ordurier, ne comprenant pas que des étudiants puissent s’intéresser en quoi que ce soit à des mouvements sociaux et s’évertuant à dire que des « professionnels de la manifestation » ont beaucoup d’influence sur de pauvres êtres naïfs et sont sans doute rémunérés pour leur militantisme (dans ce cas dites-nous qui paye et d’où vient l’argent, ça nous intéresse). Et on constate qu'un citoyen lambda risque fortement de se voir poursuivi pour rébellion du fait de crier qu'une arrestation a lieu alors qu'on peut se faire injurier et traiter de "vierge effarouchée" par un avocat dans une audience publique sans que ça lui porte préjudice. Il finit par demander 500euros de dommages et intérêts pour la policière de la BAC qui accuse Mathilde de s’être rebellée ainsi que 500 autres euros pour rembourser une partie de ses frais d’avocat. Il était d’ailleurs prêt à engager des poursuites contre Antoine alors qu’il n’était pas jugé, à tel point que l’avocate de Mathilde lui dise qu’il prenait ses désirs pour des réalités. La procureure s’est également lancé dans un réquisitoire contre les manifestants qui ne respectent rien, et surtout pas la police. Elle requiert 1 mois de prison avec sursis pour Mathilde ainsi qu’un stage de citoyenneté.

L’avocate de Mathilde n’aura de cesse de s’élever contre cette justice partiale, contre les obstacles faits à nos droits de manifestation et d’expression et contre cette toute-puissance de la police. Elle demande la relaxe de Mathilde.

Face à une justice qui marche main dans la main avec la police,

Face à nos droits qui sont bafoués,

Face aux inégalités nous appelons à une solidarité massive.

Nous ne pouvons laisser la justice agir dans l’ombre et le silence, comme elle tente de le faire en interdisant le libre accès à une audience publique.
Nous appelons à venir soutenir Mathilde lors du rendu du procès le 28 mai à 9h00

PS : pour écrire à Mathilde anti.repression.tours@gmail.com
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Nicolas



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MessageSujet: Re: Mathilde doit être relaxée !   Ven 13 Fév - 12:01

Citation :
Appel à Orléans le 9 février pour Mathilde Barthelemy : la machine répressive de l'Etat donne des leçons aux militants.

Cour d'Appel d'Orléans à 14h le 9 février. Mathilde ainsi que quelques amis militants de Tours arrivent à l'audience. Ici et là quelques flics en civil surveillent le petit groupe. Une vingtaine de personnes, en majorité étudiants de la fac d'Orléans, sont venues manifester leur soutien sous le regard hostile des flics en tenue venus en renfort.

Le procès est une humiliation, tant pour Mathilde que pour les militants présents. Aucune présomption d'innocence de la part des juges, ils boivent les paroles de la déposition de l'officier de la BAC (évidemment absente) qui accuse Mathilde de s'être « rebellée avec violence » lors de l'arrestation d'Antoine.
Mathilde reste sur sa position en maintenant qu'elle n'a fait que crier lors de cette interpellation pour alerter des manifestants mais conteste toutes les accusations de rébellion ou d'entrave physique aux policiers lors de cette
arrestation. « Pourquoi crier ? Vous n'étiez pas concernée ! » intervient le juge et laisse à peine le temps de
répondre à Mathilde, la coupant systématiquement lorsqu'elle tente de parler.
Le juge ne cesse de poser des questions personnelles ou totalement étonnantes :
« Quelle était le modèle de la voiture ? », « Comment était-elle garée ? », « Quel est votre but professionnel ? », « Que font vos parents dans la vie ? », « Avez-vous des frères et soeurs ? ». Une fois ce passionnant interrogatoire fini, l'avocat des parties civiles (radio police pour les intimes) demande si Mathilde soutient toujours qu'elle a crié pour prévenir les étudiants qu?ils allaient « disparaître ». Elle reste sur cette déposition et au juge qui lui demande si elle avait peur qu'ils soient « tués » elle ne peut que répondre qu'elle devait prévenir leurs camarades qu'ils allaient disparaître en garde-à-vue, disparaître de la vue de leurs proches, ce qui est effectivement le cas quand on se retrouve 20h ou 39h en garde-à-vue. Ni une ni deux, le juge se voit forcé d'intervenir, insistant sur le fait que « nous sommes dans un état de droit », qu'il n'est pas possible d'imaginer que l'on puisse disparaître après une arrestation, que la police est là pour nous protéger, qu'elle dramatise « sans doute cela dû à ses études de théâtre », et qu'elle ferait bien d'aller voir dans le monde où de vraies dictatures existent. Les personnes présentes dans la salle sourient durant cette leçon de morale, ce qui vaut au juge de menacer ces ricaneurs de faire « le maître d'école ». Au tour de l'avocat des parties civiles. On passe sur les attaques faites à Mathilde, disant qu'elle n'a pas l'air de bien se souvenir des faits et qu'elle risque à cause de sa « mauvaise mémoire » de devenir une « intermittente de la mémoire ». Il revient sur le terme « militant » employé, soulignant son étymologie : « venant du latin miles, militis ce qui veut dire soldat », « ce sont donc des soldats et vous avez dans la salle une armée de soldats » en nous comparant aux FARCS (ça ne s'invente pas). Il revoie ses conclusions à la hausse en réclamant 1500 euros dont 1000 à titre de dommages et intérêts pour le préjudice moral subit pour sa cliente, et en appelle à la « gourmandise » du procureur pour la peine. Le procureur décide, au nom des « erreurs de jeunesse », de l'âge de Mathilde et de sa « naïveté » de ne pas être plus gourmand pour que ça ne lui porte pas trop préjudice dans ses études et son avenir professionnel. Il réclame une amende de 400 euros.

Face à cela, l'avocate de Mathilde n'aura de cesse de s'insurger contre la toute puissance de la police et les droits bafoués des manifestants, insistant sur le caractère politique de ces arrestations, mais les juges, qui écoutaient quelques instants plus tôt avidement l'avocat des parties civiles, semblent tout d'un coup distraits et font comme s'ils ne comprenaient pas ce que dit l'avocate.
Elle réclame la relaxe de Mathilde.
Le jugement est mis en délibéré pour le 9 mars.

D'après la voix de la justice, il n'y aurait donc pas d'arrestations arbitraires, pas d'arrestations politiques puisque la France est un pays démocratique et que tout un chacun peut exprimer ce qu'il pense (mais pas trop fort ?). Qui sont donc ces personnes qui pour certains croupissent toujours en prison, Isa [libérée aujourd'hui mardi], Juan et Damien, ou encore plus récemment les inculpés de Tarnac si ce n'est des prisonniers politiques ? Ils ont été arrêtés parce qu'ils revendiquent la libre circulation des personnes, l'ouverture des frontières, luttent contre l'incarcération des sans-papiers dans les CRA, parce qu'ils s'autogèrent, parce qu'ils ont des opinions politiques opposées au gouvernement, parce qu'ils prônent un autre mode de vie. Au nom de l'« anti-terrorisme » on enferme des gens dans le but d'inculquer la peur aux manifestants et militants acteurs des mouvements sociaux pour casser ces mouvements, pour écarter toute contestation à l'ordre établi, pour intimider et faire taire tous ceux qui luttent pour un autre idéal de vie non basé sur le capitalisme, pour écraser ceux qui luttent pour l'autogestion, la gratuité, l'ouverture de squats, la libre circulation des personnes, ceux qui veulent vivre autrement qu'on nous l'impose?

Quand manifester est devenu un délit, se révolter contre l'Etat et devenu un droit et un devoir essentiel.
Pas de justice pas de paix !
Stop à la répression des militants politiques !
Face à une justice qui marche main dans la main avec la police,
Face aux inégalités, à nos droits qui sont bafoués
Nous appelons à une solidarité massive !

Mathilde
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Nicolas



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MessageSujet: Re: Mathilde doit être relaxée !   Mar 10 Mar - 16:15

Confirmation de l'article : c'est bien 400€ (condamnation Tours) + 200€ (majoration) + frais de justice & frais d'avocat bien entendu Exclamation
Si certains veulent envoyer des chèques, envoyez un mp ou un courriel, je donnerais la marche à suivre...


Citation :
Salut à tous,


Alors que mon avocate n'a toujours pas le résultat du délibéré de mon appel, et qu'elle ne pense même pas pouvoir le recevoir par fax dans la journée, je découvre un article paru ce mardi 10 mars dans la Nouvelle République qui retranscrit le délibéré.Vous pouvez le lire sur leur site dans la rubrique faits divers de l'Indre-et-Loire.
Mais ce journal faisant très régulièrement (voire de manière récurrente) des erreurs, je vous préviens dès que j'en sais plus de la bouche de quelqu'un de confiance.

à bientôt Mathilde

----------------------------------------------------------------------
http://www.lanouvellerepublique.fr/dossiers/journal/index.php?dep=37&num=1143552

L'aggravation pour l'étudiante militante

De notre bureau d'Orléans

Les magistrats orléanais ont finalement penché pour l'aggravation de la peine de Mathilde Barthélemy.
Cette jeune étudiante tourangelle de 19 ans était poursuivie pour une rébellion à l'encontre des forces publiques. En novembre 2007 lors d'une manifestation anti-LRU qui avait agité le milieu estudiantin tourangeau, elle était notamment accusée d'avoir frappé des policiers.
Ce soir-là, Antoine, l'un de ses amis, avait été pris à partie et la jeune femme avait tenté de s'interposer aux forces de police.
A la barre, la jeune étudiante avait donné une autre version : « On m'a insultée, dit “ Ta gueule, salope ! ”. Je me suis retrouvée étranglée par derrière puis menottée. A un moment, lorsque j'ai vu Antoine lui aussi se faire étrangler, j'ai pris peur. »
« A Tours, tout le monde connaît les professeurs meneurs et leurs étudiants. Ils ne sont pas là pour étudier mais pour manifester. Je les vois bien faire des allées et retours sous mes fenêtres à Tours. Ce sont des professionnels de la manifestation, accuse, pour sa part, Me Yves Guibert. La fonctionnaire de police, qui a fait son travail, s'est retrouvée submergée et frappée. »
La partie civile réclame une somme de 1.000 € au titre des dommages et intérêts. « Le tribunal a tenu compte de la personnalité de la prévenue, de son itinéraire et la sanction qui lui a été infligée m'apparaît totalement justifiée », estime Philippe Kerr, l'avocat général.
Une appréciation qui n'est pas du goût de Me Catherine Lison-Croze, l'avocate de Mathilde : « Ces jeunes ont été interpellés de manière musclée et il n'y a aucun élément de délit flagrant et trop de contradictions dans les témoignages des policiers. C'est un dossier vide. Il n'y a même pas une procédure qui a été ouverte à l'encontre du jeune homme. » L'avocate demande à la cour d'annuler cette procédure et, à titre subsidiaire, de relaxer sa jeune cliente.
Hier, les magistrats n'ont pas suivi ces arguments. Ils ont confirmé la peine infligée à Tours et ont majoré de 200 € les dommages et intérêts à verser à la partie civile.

Renaud Domenici
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