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 Communication de la CE sur l'Université (2006)

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Nicolas



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Date d'inscription : 05/12/2007

MessageSujet: Communication de la CE sur l'Université (2006)   Dim 8 Fév - 19:45

FAIRE REUSSIR LE PROJET DE MODERNISATION POUR LES UNIVERSITES : FORMATION, RECHERCHE ET INNOVATION (10-05-2006 / 18p. / .pdf)

Extraits (§ entiers) :

Citation :
Avec 4000 établissements, plus de 17 millions d’étudiants et un personnel d’environ 1 million et demi de personnes – dont 435 000 chercheurs – les universités européennes représentent un immense potentiel, mais qui n’est pas totalement mobilisé et utilisé effectivement pour faire aboutir les efforts européens pour plus de croissance et plus d’emplois. (p.3)

Citation :
Pour résumer, les universités européennes ne sont pas actuellement, à divers points de vue, en mesure de réaliser leur plein potentiel. Le résultat est qu’elles sont mal placées dans la concurrence internationale croissante pour les meilleurs étudiants et enseignants-chercheurs, qu’elles ont du mal à suivre l’évolution rapide des agendas de recherche et qu’elles peinent à offrir la masse critique, le niveau d’excellence et la flexibilité nécessaires pour réussir. Ces lacunes sont aggravées par la combinaison d’un excès de contrôle public et d’une insuffisance des financements.

L’Europe a besoin d’universités capables de développer leurs propres points forts et de différentier leurs activités eu égard à ceux-ci. Si toutes les universités peuvent partager quelques valeurs et missions communes, elles n’ont pas toutes besoin d’avoir le même équilibre entre enseignement et recherche, la même approche de la recherche et de la formation à la recherche, ou le même portefeuille de disciplines et de services universitaires. (p.4)


Citation :
La recherche devrait rester une mission fondamentale dans chaque système, mais pas nécessairement de tous les établissements qui le composent. Ceci permettrait de voir émerger un système articulé comprenant des universités de réputation mondiale orientées vers la recherche, des réseaux d’excellentes universités nationales et régionales et des établissements délivrant des formations supérieures techniques plus courtes. Un tel système permettrait de mobiliser le considérable réservoir de connaissance, de talent et d’énergie qui existe dans nos universités et justifierait – et serait même capable de stimuler – l’investissement supplémentaire indispensable pour qu’il puisse se comparer aux meilleurs du monde. (p.5)

Citation :
2. ASSURER UNE AUTONOMIE ET UNE RESPONSABILITE EFFECTIVES DES UNIVERSITES

Les universités ne deviendront pas plus innovantes et ne répondront pas mieux au changement si elles ne sont pas effectivement autonomes et ne doivent pas véritablement rendre des comptes. Les Etats Membres devraient piloter le secteur universitaire dans son ensemble au moyen d’un cadre de règles générales, d’objectifs stratégiques, de mécanismes de financement et de mesures incitatives pour leur permettre d’assurer leurs missions de formation, de recherche et d’innovation. En contrepartie de leur libération d’un excès de réglementation et d’une gestion trop tatillonne, les universités, en tant qu’institutions,
devraient accepter d’être pleinement comptables devant la société de leurs résultats.

Ceci demande de nouveaux modèles de gouvernance interne basés sur l’adoption de priorités stratégiques et sur une gestion professionnelle de leurs ressources humaines, de leurs investissements et de leurs procédures administratives. Il faut aussi que les universités arrivent à dépasser leur division en facultés, départements, laboratoires et services administratifs et à orienter de manière collective leurs efforts vers la réalisation des prioritésinstitutionnelles de chacune dans les domaines de l’enseignement, de la recherche et des services. Les Etats Membres devraient développer et récompenser les capacités de bonne gestion et de leadership au sein des universités. Ceci pourrait être réalisé par la mise en place d’organismes nationaux chargés de la formation à la gestion et à la direction universitaires en s’appuyant sur les expériences déjà existantes.

3. CREER DES INCITATIONS EN FAVEUR DE PARTENARIATS STRUCTURES AVEC LE MONDE DES ENTREPRISES

Tout en préservant le caractère public de leur mission et leurs responsabilités sociales et culturelles plus larges, les universités européennes ont besoin d’affirmer leur rôle en tant qu’acteurs économiques, capables de répondre mieux et plus rapidement à ce que demandent les marchés et de développer des partenariats pour l’exploitation de la connaissance scientifique et technologique. Ceci signifie qu’elles doivent reconnaître que leur relation avec le monde des entreprises revêt une importance stratégique comme composante de leur engagement à servir l’intérêt général. (p.6)

Citation :
4. FOURNIR LA DIVERSITE DES SAVOIR-FAIRE ET DES COMPETENCES DONT A BESOIN LA MARCHE DU TRAVAIL

Dans le cadre des objectifs de Lisbonne, les universités ont le potentiel pour jouer un rôle décisif pour doter l’Europe des compétences et de l’expertise nécessaire pour réussir dans une économie de la connaissance globalisée. Pour pouvoir surmonter les écarts durables entre la qualification des diplômés et les besoins du marché du travail, les cursus universitaires devraient être structurés de telle manière qu’ils augmentent directement l’employabilité des diplômés et contribuent à l’effort de formation de la main d’œuvre en général. Les universités devraient offrir des cursus innovants, des méthodes d’enseignement et des cours de formation continue ou de recyclage qui combinent des compétences générales utiles sur le marché du travail et des compétences liées plus particulièrement à une discipline spécifique.
Des périodes de stages en entreprises dûment reconnues et créditées devraient être introduites dans les cursus. Ceci concerne tous les niveaux de formation, à savoir les cycles courts et les programmes de licence, de master et de doctorat. Ceci exige aussi que soient offerts des cours non diplômants pour des adultes, par exemple des programmes de conversion ou de mise à niveau pour ceux qui n’ont pas suivi un parcours éducatif traditionnel. Cette ambition doit être étendue au-delà des besoins du marché du travail au sens strict pour favoriser une culture entrepreneuriale chez les étudiants et les chercheurs. (p.7)

Citation :
Les universités devraient être financées davantage pour ce qu’elles font que pour ce qu’elles sont, en basant le financement sur les résultats qu’elles produisent plutôt que simplement sur les moyens qu’elles utilisent et en modulant le financement selon la diversité des profils institutionnels des universités. Pour ce qui concerne plus particulièrement la recherche, les universités doivent assumer une plus grande responsabilité pour leur propre viabilité financière à long terme: ceci implique une démarche proactive de diversification de leurs sources de financement de la recherche grâce à des collaborations avec des entreprises (y compris dans le cadre de consortiums par-delà les frontières), des fondations et d’autres pourvoyeurs de fonds privés. (pp.7-Cool

Citation :
9. ACCROITRE LA VISIBILITE ET L’ATTRACTIVITE DE L’ESPACE EUROPEEN D’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE L’ESPACE EUROPEEN DE LA RECHERCHE DANS LE MONDE
L’intensification de la coopération, de la mobilité et de la mise en réseaux au sein des universités européennes au cours des dernières décennies a créé les conditions favorables à une internationalisation encore plus poussée. La plupart des universités disposent déjà d’une expérience de coopération au sein de consortiums multilatéraux et beaucoup sont impliquées dans des accords de cursus communs ou de double diplômes. La pertinence de ces initiatives
– qui sont uniquement européennes – dans la concurrence mondiale a été démontrée lors de la mise en place des masters soutenus par Erasmus Mundus. La poursuite de la globalisation signifie que l’Espace européen d’enseignement supérieur et l’Espace européen de la recherche soient complètement ouverts au reste du monde et deviennent des acteurs compétitifs au plan mondial. (p.11)

Citation :
CONCLUSION

Les universités sont des acteurs clés pour l’avenir de l’Europe et pour une transition réussie vers une économie et une société de la connaissance. Elles sont un secteur économique et social crucial qui a cependant un besoin urgent de se restructurer et de se moderniser en profondeur pour éviter que l’Europe soit la perdante dans la compétition globale qui se déroule dans les domaines de l’enseignement, de la recherche et de l’innovation. (p.13)
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